Le Bureau tanzanien des normes a publié le projet de norme tanzanienne AFDC 12 (4154) DTZS (troisième édition) révisant les spécifications relatives aux boissons aromatisées édulcorées artificiellement sous forme solide. La norme révisée met à jour l'édition précédente (TZS 1351:2022) et établit des exigences en matière de qualité, de sécurité, de composition, de microbiologie, de contaminants et d'étiquetage pour les produits destinés à la consommation humaine.

Le projet de norme s'applique aux boissons aromatisées sèches sous forme solide, telles que les poudres, les cristaux, les comprimés ou d'autres formats solides, contenant des édulcorants artificiels non nutritifs autorisés. Ces produits sont destinés à être reconstitués avec de l'eau potable pour produire des boissons prêtes à boire, généralement commercialisées comme des boissons sans sucre ou sans calories à des fins diététiques.

Selon les exigences proposées, le produit de boisson solide doit avoir une couleur, une forme et une taille de particules uniformes, être fluide, exempt de grumeaux et de matières étrangères, et se dissoudre complètement dans l'eau potable pour former une boisson homogène. Après reconstitution, la boisson doit présenter une saveur, un arôme et une couleur caractéristiques de la saveur déclarée. La norme permet également un enrichissement facultatif en vitamine C, à condition que la boisson reconstituée libère au moins 35 mg/100 ml d'acide L-ascorbique.

Le projet établit des limites physico-chimiques spécifiques, y compris une teneur maximale en humidité de 3 % et un pH compris entre 2,7 et 4,0 après reconstitution. Les additifs alimentaires doivent être conformes à la Norme générale du Codex Alimentarius pour les additifs alimentaires (CXS 192) et doivent généralement être utilisés individuellement au sein de chaque classe fonctionnelle, à moins que l'utilisation combinée ne soit justifiée technologiquement et étayée par une évaluation des risques.

Les critères microbiologiques exigent un nombre total de germes ne dépassant pas 10³ CFU/g, des levures et moisissures ne dépassant pas 10 CFU/g, et l'absence de coliformes et de Salmonella, tandis que Staphylococcus aureus ne doit pas dépasser 10² CFU/g. De plus, la norme établit des limites maximales pour les contaminants par métaux lourds, y compris le plomb (0,2 mg/kg), l'arsenic (0,2 mg/kg), le mercure (0,1 mg/kg) et l'étain (200 mg/kg pour les produits en conserve).

Le projet décrit également des exigences détaillées en matière d'emballage et d'étiquetage, y compris l'utilisation de récipients de qualité alimentaire étanches à l'humidité et hermétiquement scellés. Les étiquettes doivent fournir des informations essentielles telles que le nom du produit indiquant sa nature sans sucre, la liste des ingrédients avec les noms des additifs ou les numéros INS, les coordonnées du fabricant, l'identification du lot, les dates de fabrication et de péremption, les conditions de stockage, les instructions de préparation et les déclarations d'allergènes.

Une disposition notable du projet de norme est l'exigence de déclarations d'avertissement obligatoires, précisant que le produit n'a aucune valeur nutritive et n'est pas autorisé pour les enfants de moins de 18 ans, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes malades ou les personnes âgées. L'avertissement doit également apparaître en kiswahili. De plus, les produits contenant de l'aspartame doivent porter un avertissement relatif à la phénylcétonurie indiquant la présence de phénylalanine.

La norme proposée vise à renforcer la protection des consommateurs, à réglementer les produits de boissons diététiques contenant des édulcorants artificiels et à garantir la sécurité et la transparence des produits sur le marché tanzanien.

Actualités consommateurs - Région
Actualités consommateurs - Mots-clés
Tanzanie, norme pour les boissons édulcorées artificiellement, Projet de norme