Le Japon, l'un des pays les plus prospères d'Asie, a connu une croissance considérable de son marché des cosmétiques. Il constitue le troisième marché mondial de la cosmétique. Les consommateurs japonais sont exigeants et parfaitement informés concernant les produits et leurs formulations en matière de cosmétiques. Les ingrédients naturels et biologiques y sont très recherchés, ce qui incite les fabricants à lancer des produits dotés d'étiquettes à revendications naturelles ou éco-responsables. Toutefois, les fabricants doivent impérativement connaître les démarches réglementaires avant de commercialiser tout produit cosmétique au Japon.
Le cadre réglementaire des cosmétiques au Japon
Les produits cosmétiques sont réglementés par le Ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être (MHLW) en vertu de la loi sur les produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux (PMD). Le MHLW, qui est l'autorité de santé publique au Japon, approuve les demandes concernant les quasi-médicaments, accepte les notifications de cosmétiques, surveille leurs rapports d'effets indésirables et inspecte les locaux des entreprises.
Définition des cosmétiques au Japon
Au Japon, les cosmétiques sont définis comme des « substances ayant des actions douces et pouvant être appliquées sur le corps humain par vaporisation, friction ou méthodes similaires, dans le but de nettoyer, d'embellir et de modifier l'apparence afin de maintenir les cheveux et la peau en bon état. »
Examinons maintenant un aperçu de la classification des produits cosmétiques et de leur processus de mise sur le marché au Japon.
Catégorisation des cosmétiques au Japon
Au Japon, les cosmétiques sont répartis en deux (02) grandes catégories, à savoir :
- Cosmétiques généraux
- Quasi-médicaments
Les fabricants et les importateurs sont tenus de mener à bien les démarches réglementaires correspondantes pour leurs produits cosmétiques et de demander une autorisation de mise sur le marché en fonction de la catégorie de produit.
Chacune des deux principales catégories de cosmétiques mentionnées ci-dessus, à savoir les cosmétiques généraux et les quasi-médicaments, est en outre subdivisée en sous-catégories, comme indiqué ci-dessous dans le tableau 1 :
Tableau 1 : Sous-catégories de cosmétiques généraux et de quasi-médicaments
Cosmétiques généraux | Quasi-médicaments |
Parfums et eaux de Cologne | Produits de traitement de l'acné |
Produits de maquillage | Produits blanchissants pour la peau |
Produits de soins de la peau | Produits antipelliculaires |
Produits de soins capillaires | Écrans solaires |
Bien que la distinction entre cosmétiques généraux et quasi-médicaments puisse paraître floue au premier abord, la principale différence réside dans leur composition, car, contrairement aux cosmétiques généraux, les quasi-médicaments contiennent des principes actifs.
Les ingrédients utilisés pour formuler les cosmétiques et les quasi-médicaments doivent être conformes aux normes établies par le MHLW. Les réglementations encadrant chaque catégorie peuvent varier légèrement, mais les exigences sont strictes pour les quasi-médicaments.
Quelques points à prendre en compte pour commercialiser votre produit cosmétique au Japon :
- Avant l'enregistrement, une analyse des ingrédients est requise pour garantir la sécurité des cosmétiques et des quasi-médicaments, ainsi que l'efficacité de ces derniers.
- Le processus réglementaire diffère pour les cosmétiques et les quasi-médicaments.
- Pour les cosmétiques, avant d'entrer sur le marché et de vendre le produit, les fabricants et les importateurs doivent soumettre une notification après avoir obtenu la licence de MAH.
- Le MAH doit disposer d'une entité locale ou d'un représentant local. Il est responsable des cosmétiques importés au Japon.
- L'étiquetage est mis en œuvre conformément à la loi PMD et à d'autres réglementations et normes applicables. De plus, les étiquettes doivent obligatoirement être rédigées dans la langue locale (japonais).
Compte tenu de l'augmentation de la demande pour les produits cosmétiques au Japon, les fabricants qui s'implantent sur le marché japonais doivent faire preuve de vigilance lors de l'analyse de la réglementation sur les cosmétiques afin d'éviter toute difficulté de dernière minute. Il est donc vivement conseillé de consulter un expert réglementaire local tel que Freyr.
