Dissiper les idées fausses courantes sur les bonnes pratiques de pharmacovigilance aux US et en Europe
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Le rythme accéléré des approbations de thérapies médicamenteuses, illustré par l'approbation par la FDA de 55 nouveaux médicaments pour la seule année 2023, témoigne des progrès remarquables de l'innovation pharmaceutique. Cependant, cette avancée rapide s'accompagne de risques inhérents, comme le souligne une étude de Harvard révélant des effets indésirables dans près d'une hospitalisation sur quatre, les événements indésirables liés aux médicaments représentant environ 40 % de l'ensemble des cas indésirables.

Face à ces défis, les entreprises pharmaceutiques sont contraintes de traiter les effets indésirables de manière réactive et de mener un changement de paradigme vers une identification proactive des risques dans l'industrie. Cette transition nécessite de dépasser l'analyse rétrospective des effets indésirables pour identifier de manière préventive les facteurs de risque associés à tout nouveau traitement.

La pharmacovigilance est au cœur de cette démarche. C'est une discipline indispensable qui englobe la science et les pratiques consacrées à la détection, à l'évaluation, à la compréhension et à l'atténuation des effets indésirables et d'autres problèmes liés aux médicaments. Malgré son rôle central dans la garantie de la réglementation des médicaments et de la sécurité des patients, des idées reçues sur les bonnes pratiques de pharmacovigilance (BPV) persistent tant aux États-Unis qu'en Europe.

Ce blog s'efforce de dissiper ces idées reçues et de favoriser une compréhension plus claire du rôle primordial des BPV dans ces deux régions. En encourageant la synergie entre les parties prenantes, notamment les entreprises pharmaceutiques, les autorités réglementaires, les professionnels de santé et les patients, nous visons à renforcer les efforts de pharmacovigilance et à améliorer la sécurité des médicaments pour tous.

Idée reçue 1 : La pharmacovigilance se résume à la collecte de déclarations d'effets indésirables.

Bien que la collecte de déclarations d'effets indésirables soit un élément essentiel de la pharmacovigilance, celle-ci va bien au-delà. Les BPV impliquent la surveillance des médicaments tout au long de leur cycle de vie, la réalisation d'évaluations des risques, la gestion des risques et la conception de stratégies de communication pour garantir l'utilisation sûre et efficace des médicaments.

Idée reçue 2 : Les lignes directrices GVP sont uniformes aux US et en Europe

Bien que des efforts concertés soient déployés pour harmoniser les pratiques de pharmacovigilance à l'échelle mondiale, des divergences subsistent entre les directives des US et celles de l'Europe. La Food and Drug Administration (FDA) des US et l'Agence européenne des médicaments (EMA) maintiennent leurs propres réglementations et directives auxquelles les entreprises doivent se conformer.

Idée reçue 3 : La pharmacovigilance relève uniquement de la responsabilité des autorités réglementaires.

Contrairement aux idées reçues, la pharmacovigilance est une responsabilité partagée. Les entreprises pharmaceutiques ont l'obligation d'établir leurs systèmes de pharmacovigilance et de se conformer aux exigences réglementaires en matière de surveillance de la sécurité de leurs produits. Les professionnels de santé et les patients jouent également un rôle central en signalant les effets indésirables et en contribuant à la sécurité des médicaments.

Idée reçue 4 : La sécurité d'un médicament est pleinement établie dès son approbation.

Certaines personnes supposent que le profil de sécurité d'un médicament est entièrement compris dès son approbation. Cependant, le véritable profil de sécurité continue d'évoluer après l'approbation. La surveillance après commercialisation, un aspect critique de la pharmacovigilance, met en lumière des effets indésirables rares qui n'ont pas été détectés lors des essais cliniques.

Idée reçue n° 5 : la pharmacovigilance exclut les médicaments en vente libre (OTC).

La pharmacovigilance englobe tous les Produits médicaux, y compris les médicaments sur ordonnance, les produits biologiques, les génériques et les médicaments OTC. Les médicaments OTC sont soumis à la déclaration et au suivi des événements indésirables en raison de leurs effets secondaires potentiels et de leurs interactions avec d'autres médicaments.

Idée reçue 6 : La déclaration des effets indésirables nuit à la perception de la qualité d'un médicament.

La déclaration des effets indésirables est parfois perçue négativement, comme le signe d'un défaut de qualité du médicament. Pourtant, il s'agit d'une mesure proactive pour garantir la sécurité des patients. Elle facilite l'évaluation continue du rapport bénéfice-risque d'un médicament et peut inciter à mettre à jour les informations de prescription ou à mener des actions réglementaires pour préserver la santé publique.

Conclusion

La bonne pratique de pharmacovigilance est un domaine dynamique et complexe, crucial pour le maintien de la sécurité et de l'efficacité des médicaments. Un expert comme Freyr dans ce domaine peut aider à mieux comprendre les systèmes en place aux US et dans l'UE pour protéger la santé publique. Dissiper ces idées fausses est essentiel pour favoriser un environnement où la pharmacovigilance est perçue positivement comme un aspect essentiel des soins de santé.

Auteur :

Sonal Gadekar

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