Règles du Canada en matière d'allégations de santé : Relever la barre pour l'intégrité des aliments et des compléments alimentaires
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L'industrie canadienne des aliments et des compléments alimentaires entre dans une nouvelle ère où les allégations relatives à la santé ne peuvent plus servir d'arguments marketing formulés à la légère. La réglementation de Santé Canada et la conformité de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) ont introduit une série de mises à jour réglementaires conçues pour garantir que chaque déclaration liée à la santé est scientifiquement étayée, clairement présentée et transparente pour les consommateurs.

Ces réformes ne sont pas de simples ajustements ; elles signalent un durcissement fondamental des normes qui transformera le développement de produits, les stratégies marketing et l'étiquetage pour les années à venir.

Les allégations de santé canadiennes passées au crible

Au Canada, une allégation relative à la santé peut être toute déclaration écrite, visuelle ou symbolique figurant sur l'emballage ou dans la publicité qui associe un aliment ou un ingrédient à un bienfait pour la santé. En vertu de la Loi sur les aliments et drogues et du Règlement sur les aliments et drogues, ces allégations doivent être :

  • Véridiques et non trompeuses
  • Scientifiquement étayées par des données crédibles et évaluées par des pairs
  • Conformes à des exigences strictes en matière de formulation pour des types d'allégations spécifiques

Les principales catégories comprennent :

  • Allégations relatives à la réduction du risque de maladie et allégations thérapeutiques – Autorisées uniquement avec une approbation réglementaire explicite et des données cliniques solides. Aucune modification de libellé n'est permise. Nécessitent une approbation préalable à la mise sur le marché par Santé Canada.
  • Allégations fonctionnelles et allégations relatives à la fonction des nutriments – Doivent refléter des rôles nutritionnels bien établis, tout en nécessitant un soutien scientifique documenté.
  • Allégations relatives aux probiotiques et à la santé générale – Soumises à des règles spécifiques et à un examen de leur exactitude.
  • Allégations implicites et générales – Évaluées de manière globale quant à l'impression générale laissée aux consommateurs.

Cela signifie que les équipes marketing ne peuvent plus compter sur des formulations créatives ou des allégations de bien-être vaguement définies : chaque déclaration doit résister à un examen réglementaire et scientifique.

Aliments supplémentés : une nouvelle norme d'étiquetage

Des boissons caféinées aux en-cas enrichis en vitamines, les « aliments supplémentés » font désormais l'objet d'une surveillance plus structurée. Les principales mises à jour entrant en vigueur en 2025 comprennent :

  • Le tableau de valeur nutritive des aliments supplémentés (TVNAS) remplace le tableau de la valeur nutritive traditionnel.
  • Section « Attention » centralisée regroupant tous les avertissements de sécurité.
  • Identifiant de mise en garde pour les aliments supplémentés sur les étiquettes pour une identification rapide des risques.
  • Conformité totale d'ici le 31 décembre 2025, à mesure que les autorisations de mise sur le marché temporaires (AMMT) sont éliminées progressivement.

Pour les marques, cela signifie la refonte de la conception des étiquettes et la réévaluation des formulations afin de s'assurer qu'elles respectent les limites de composition et d'éviter de déclencher un nombre excessif d'avertissements.

Étiquetage des produits de santé naturels : étiquettes plus grandes, risques plus clairs

La refonte de l'étiquetage des produits de santé naturels (PSN) entre en vigueur le 21 juin 2025, exigeant :

  • Tableaux standardisés des renseignements sur le produit indiquant les ingrédients, les utilisations, les avertissements, les allergènes et les coordonnées.
  • Des dates de péremption et des numéros de lot très visibles.
  • Avertissements obligatoires sur les allergènes bilingues et énoncés de risques.

Bien que les produits existants aient jusqu'au juin 2028 pour effectuer la transition, les nouveaux PSN autorisés doivent s'y conformer immédiatement, ce qui crée une urgence d'adaptation pour les produits en cours de développement.

La révolution de l'étiquetage nutritionnel sur le devant de l'emballage

D'ici le 1er janvier 2026, les aliments riches en graisses saturées, en sucres ou en sodium porteront un symbole nutritionnel obligatoire sur le devant de l'emballage. Ce changement modifiera instantanément la perception des consommateurs en rayon, ce qui pourrait avoir un impact sur les ventes de produits résistants à la reformulation.

Pour les équipes marketing, le défi consistera à maintenir l'attrait de la marque tout en affichant des icônes potentiellement dissuasives.

Pourquoi cela importe aux fabricants et aux propriétaires de marques

Ces réformes ne sont pas de simples mises à jour de conformité ; elles redéfinissent le marché.

  • Développement de produits : La R&D doit donner la priorité aux formulations étayées par des données probantes qui peuvent légitimement justifier les allégations.
  • Marketing : Les équipes créatives doivent travailler dans le cadre de formulations réglementaires strictes.
  • Refonte des étiquettes : Les flux de travail de conception graphique, d'impression et d'emballage devront faire l'objet d'importantes refontes.
  • Chaîne d'approvisionnement et stocks : Les entreprises doivent planifier la production et la distribution pour éviter de se retrouver avec des stocks non conformes après les dates limites.

Ne pas se conformer expose à des risques de rappels, de saisies de produits, d'atteinte à la réputation et de perte d'accès au marché, des conséquences bien plus coûteuses qu'une adaptation précoce.

Prochaines étapes pour les leaders de l'industrie

  1. Auditer toutes les allégations de santé actuelles et prévues pour assurer leur conformité.
  2. Refondre les étiquettes pour satisfaire aux exigences de 2025 concernant les aliments supplémentés et les PSN.
  3. Préparer les dossiers de justification scientifique pour chaque allégation, prêts pour inspection.
  4. Suivre la réglementation sur le devant de l'emballage et les seuils de nutriments pour 2026.
  5. Faites appel à des experts en affaires réglementaires pour interpréter les textes et préparer vos dossiers de mise sur le marché.

Conclusion :

Le cadre réglementaire canadien de 2025 va bien au-delà d'une simple liste de contrôle de conformité : il renforce la crédibilité du secteur, protège la confiance des consommateurs et garantit que seuls des arguments étayés scientifiquement sont commercialisés. Grâce au soutien des experts réglementaires de Freyr, vous abordez ces changements plus facilement et plus efficacement. Les marques qui s'adaptent de manière proactive à ces normes gèrent cette transition avec succès et s'imposent comme des acteurs de référence sur un marché de plus en plus axé sur la transparence et les preuves. Contactez Freyr pour démarrer.
 

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