« Le ministère ukrainien de la Santé a proposé des modifications aux exigences sanitaires nationales relatives aux compléments alimentaires et a soumis le projet de règlement à la consultation publique pendant une période de 15 jours. Les modifications proposées visent à aligner davantage le cadre réglementaire ukrainien en matière de compléments alimentaires sur les normes scientifiques de l'Union européenne et à renforcer la protection des consommateurs. »
Selon cette proposition, la teneur maximale en vitamines et en minéraux dans l'apport quotidien recommandé des compléments alimentaires ne doit pas dépasser les apports maximaux tolérables (AMT) fixés par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Lorsque EFSA pas fixé d'AMT, les produits doivent respecter les niveaux d'apport sûrs EFSA.
Le projet d'amendements prévoit également des règles plus strictes en matière labelling de publicité. Les étiquettes des compléments alimentaires et les supports promotionnels ne doivent pas comporter d'allégations relatives à des effets thérapeutiques, au soulagement de la douleur, ni à la prévention, au traitement ou à la guérison de maladies. En outre, les témoignages, les recommandations ou les remerciements liés au traitement de maladies sont interdits, tout comme les formulations susceptibles de faire craindre une détérioration de la santé si le produit n'est pas consommé.
L'un des éléments majeurs de cette proposition est l'introduction d'une nouvelle liste de 874 plantes, algues et champignons autorisés dans les compléments alimentaires, accompagnée de conditions d'utilisation spécifiques et d'avertissements. Par exemple, les produits contenant de la réglisse des Urals ne doivent pas dépasser 100 mg glycyrrhizique par dose journalière recommandée et doivent comporter un avertissement indiquant qu'une utilisation continue au-delà de six semaines nécessite un suivi médical et que leur consommation est interdite aux personnes âgées de moins de 18 ans.
La proposition ajoute en outre six nouvelles sources de substances ayant des effets nutritionnels ou physiologiques. Pour les substances issues de la chair et des coquilles d'huîtres, les étiquettes doivent comporter un avertissement concernant les allergènes indiquant que le produit peut provoquer des réactions allergiques.
En outre, le projet de règlement fixe des limites maximales d'apport quotidien pour 47 acides aminés, tels que la L-alanine, dont la consommation serait plafonnée à 3,2 grammes par jour. Il fixe également des limites d'apport pour 249 substances ayant des effets nutritionnels ou physiologiques, notamment une restriction selon laquelle la teneur en 2'-fucosyllactose des compléments alimentaires destinés aux enfants âgés de 1 à 3 ans ne doit pas dépasser 120 grammes par jour.
Enfin, de nouvelles règles d'utilisation sont proposées pour trois substances soumises à restriction. En particulier, les compléments alimentaires contenant de la levure de riz rouge doivent présenter une teneur en monacoline inférieure à 3 mg portion journalière. Les étiquettes doivent indiquer le nombre de portions correspondant à l'apport quotidien maximal, comporter un avertissement précisant que l'apport quotidien en monacoline ne doit pas dépasser 3 mg, et mentionner la teneur en monacoline par portion.
« Si elles sont adoptées, ces modifications entraîneraient des changements importants concernant la composition, labelling, la publicité et l'accès au marché des compléments alimentaires en Ukraine. »